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Contrains à l’inactivité

Contrains à l’inactivité - Frank Milton

Ma jambe droite était douloureuse, suite à ma chute dans un escalier en pierre, quelques jours avant le début de mes vacances. C’était un hiver froid, rigoureux, neigeux, qui avait commencé dès le début du mois de novembre. Au mois de février, j’aime commencer l’année par quelques jours sur les pentes neigeuses à pratiquer le ski. Pour cette fois, j’avais dû me contenter de voir quelques documentaires sur les champions de descente, mais je n’avais pas connu les sensations de la glisse sur une neige épaisse et glacée. Ce n’était pas si grave, ce que j’avais eu, mais j’étais forcé de rester immobile pendant une semaine entière, sous peine de voir la foulure s’aggraver et le pied gonfler de nouveau. Il avait déjà eu toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, l’une après l’autre, et il avait doublé de volume en moins de dix minutes, après le choc.

Mon médecin m’avait recommandé de ne pas bouger et de limiter mes déplacements, le plus possible pendant huit jours. Le repos était le meilleur remède, mais il ajouta quelques anti-douleurs pour que je puisse aller et venir dans ma maison. De retour chez moi, j’ai compris que je ne pourrais pas aller skier. J’avais, pourtant, espéré que mon état s’améliorerait très vite. Le diagnostic du médecin était exact et je devais être patient. Je n’ai même pas pu bouger quand un livreur m’a déposé mon support pour construction de patio. Il a été très attentif à mon problème, car m’a-t-il expliqué, il avait eu le même l’année dernière. Il n’avait pas suivi les conseils du professionnel de santé qu’il avait consulté, la conséquence avait été une immobilisation pendant un mois. Il regrettait de ne pas avoir écouté les recommandations du praticien.

Cette petite anecdote ne fit que renforcer ma conviction, je devais absolument remettre à plus tard tout ce que j’avais prévu. Un arrangement avec ma sœur fut pris, dans la même journée, et elle vint chaque fin d’après-midi m’apporter des plats qu’elle préparait. Je les réchauffais dans mon four, pour ne pas avoir une multitude de casseroles et de poêles à mettre dans le lave-vaisselle. C’était le seul exercice physique que je m’accordais, remettre à leur place les tasses, les bols, les assiettes et les couverts que j’utilisais. Plusieurs jours, après cette première semaine, passèrent encore avant que je retrouve une bonne motricité. Je dus reporter mes vacances au mois de mai.

À propos de l’auteur :

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Salut, moi c’est Frank! Ma vie a débuté à Trois-Rivières mais c’est dorénavant à Montréal ou j’ai élu domicile : je me considère d’ailleurs comme un véritable passionné d’environnements urbains. Mon penchant pour la bonne bouffe et les bons vins fait de moi un véritable passionné de la vie et des bonnes choses. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai par le biais de ce blogue : un espace en ligne ou ma plume vous informera et vous divertira. Bienvenue!