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Le calme après la tempête

Le calme après la tempête - Frank Milton

C’est le bordel ici ! Je viens de revenir de voyage. J’ai passé quelques mois au Guatemala pour faire du bénévolat, et je reviens dans la demeure avec mes colocataires, et je ne sais pas où mettre la tête. Je ne comprends pas pourquoi je suis la seule personne dans ce logement qui cherche à maintenir la place en ordre, et avec au moins, un certain niveau de propreté. Il va même falloir faire venir quelqu’un pour faire la decontamination de la moisissure dans la salle de bains et dans la cuisine ! Eh oui, dans la cuisine ! Je n’ai plus de mots pour décrire la situation.

Nous sommes trois pour se partager ce 5 ½ très spacieux. Bon, ce n’est pas un condominium à deux étages, mais quand même, on a amplement d’espace pour avoir trois chats en plus de nous. Nous pouvons confortablement avoir un party d’environ 30 personnes, sans avoir l’impression que tout le monde se marche sur les pieds. La cuisine est grande, et porte à vouloir devenir créatif ; le salon est assez grand pour un meuble d’ordinateur en plus de tous les meubles habituels ; et on a deux belles grandes chambres des maîtres, avec une chambre assez grande pour le plus jeune d’entre nous trois. Mais là, la déception a pris le dessus. Je leur laisse savoir mon mécontentement, et je me mets au travail. Et là, je tiens à dire que je n’ai même pas encore défait mes valises.

Je sors des guenilles du placard de la salle de bains. Je dois remplir le seau pour la vadrouille d’un mélange d’eau, de vinaigre et de produit nettoyant pour tenter de frotter tous les placards de la cuisine. Ils sont couverts de nourriture ! Je peux voir une sauce rouge, probablement de la sauce à spaghetti, et des gouttes brunes gluantes, donc je pense que quelqu’un s’est préparé de la poutine. Je me dirige ensuite dans la salle de bains pour faire la même chose.

Ensuite, j’attaque les meubles du salon avec seulement un peu d’eau pour enlever la poussière. Ça fait longtemps que ça n’a pas été fait, et je ne cesse d’éternuer en travaillant. L’ordinateur regorge de traces de nourriture graisseuse. Je vais devoir faire tremper les clés du clavier dans une solution d’eau et de vinaigre tantôt. Je le débranche, et je le mets de côté.

Je passe le balai pour ensuite laver le plancher avec la vadrouille. Déjà, l’air sent moins affreux. J’allume un peu d’encens pour faire changer l’odeur de notre logement en espérant que les autres ne se laisseront plus aller comme ça.

À propos de l’auteur :

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Salut, moi c’est Frank! Ma vie a débuté à Trois-Rivières mais c’est dorénavant à Montréal ou j’ai élu domicile : je me considère d’ailleurs comme un véritable passionné d’environnements urbains. Mon penchant pour la bonne bouffe et les bons vins fait de moi un véritable passionné de la vie et des bonnes choses. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai par le biais de ce blogue : un espace en ligne ou ma plume vous informera et vous divertira. Bienvenue!