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Vivre avec ma blonde

Vivre avec ma blonde - Frank Milton

J’avais un appartement dans le centre-ville. Proche de mon travail, dans un quartier animé, j’étais placé idéalement. Jusqu’au moment où je me mis en couple, et que les deux pièces furent trop étroites pour nous deux. J’avais accumulé beaucoup d’objets en tous genres, des meubles, des livres, et ma compagne arrivait avec ce que contenait un appartement, aussi grand que le mien. Très vite, au bout de deux mois, l’espace rétréci me décida à chercher un autre logement. De plus, suite à un changement d’emploi, j’avais mon lieu de travail qui n’était plus au même endroit. Alors que j’allais pour envoyer un courrier rapide, une annonce immobilière attira mon regard. Un appartement correspondant en taille à ce qui nous était nécessaire pour vivre correctement était vendu à un prix tout à fait dans nos moyens. Cet investissement pouvait se révéler intéressant. J’entrais pour me renseigner, et je fus accueilli par un courtier d’une très grande gentillesse.

Il connaissait en détail ce logement, et il m’invita à une visite rapide, immédiatement. Quand je vis les grands volumes et la luminosité de l’habitation, les possibilités de réfections nombreuses et les aménagements qui étaient en place, j’appelais mon amie pour qu’elle vienne le voir. Elle vint tout de suite, surprise de mon idée, mais elle fut tout aussi impressionnée que moi par ce lieu, qui nous convenait parfaitement. Nous avons mis trois semaines pour nous décider. Nous avons signé pour acquérir l’appartement par un beau matin de juin. Notre déménagement fut efficace, et nous étions totalement installés avant l’été.

J’avais proposé à ma compagne de refaire la cuisine avec une verrière, de remplacer les fenêtres qui donnaient sur la terrasse et d’en mettre de plus grande, de changer le parquet, rayé, par un beau revêtement en chêne clair, dont les lattes étaient stables, et ne grinceraient plus. Avec un peu d’inventivité et du temps, nous avons réussi à nous créer un univers bien à nous. L’espace de ce grand logement fut rapidement plein. Nous avons considéré que la création d’une mezzanine serait parfaite pour profiter de la hauteur de plafond. Une grande bibliothèque faite de bois et de fer était posée contre le mur où l’escalier, pour parvenir à la mezzanine, grimpait. Quand les dernières peintures eurent séché, nous avons été si contents de notre habitation, que nous avons passé tous nos congés d’hiver chez nous, sans jamais nous plaindre de l’impossibilité de sortir à cause du mauvais temps.

À propos de l’auteur :

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Salut, moi c’est Frank! Ma vie a débuté à Trois-Rivières mais c’est dorénavant à Montréal ou j’ai élu domicile : je me considère d’ailleurs comme un véritable passionné d’environnements urbains. Mon penchant pour la bonne bouffe et les bons vins fait de moi un véritable passionné de la vie et des bonnes choses. C’est d’ailleurs ce que je vous partagerai par le biais de ce blogue : un espace en ligne ou ma plume vous informera et vous divertira. Bienvenue!